Une Histoire ROMANE… est-ce que…

A tout juste 14 ans, Romane L’Huillier intègre cette saison l’équipe de Nationale 3 du Stade Montois, profitant des nouvelles catégories d’âge lui permettant de devenir Cadette 1, condition minimum pour jouer à ce niveau. C’est donc en toute humilité et un peu tendue que la jeune athlète a vécu sa première expérience dans l’élite montoise, le 19 septembre dernier.

Parce que Romane est vouée à écrire de belles pages d’histoire avec le Stade Montois Badminton, il était logique d’en dresser un portrait tout en couleurs…

 

Romane, peux-tu nous raconter comment tu as découvert le badminton ?

J’ai commencé le badminton vers l’âge de 9 ans, un peu par hasard. J’avais essayé beaucoup de sports qui ne m’avaient pas vraiment convenu comme le basket, le foot, la natation, le tennis… Mes parents m’ont parlé du badminton, je ne savais pas du tout ce que c’était à part que c’était un jeu de raquettes. Au début, j’avais du mal à renvoyer le volant, j’ai eu envie d’arrêter mais j’ai persisté et je me suis prise au jeu. C’est devenu une passion que j’adore.

Finalement, pourquoi le bad plutôt que les autres sports que tu as essayés ?

Déjà, le badminton est un sport individuel, ça permet d’être plus concentrée sur son match. Sur les sports co, on a beau être démarquée ou bien placée, il faut que les partenaires nous fassent la passe pour pouvoir jouer et ce n’est pas toujours le cas. On est forcément dépendant des autres. Au bad, tu n’es jamais sur la touche, tu es sûre de jouer puisque tu es seule ou à 2 sur le terrain, c’est mieux.

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Aujourd’hui, quelle place a le badminton dans ta vie ?

J’ai actuellement 2 entraînements par semaine plus 2 entraînements avec le Pôle (qui regroupe les meilleurs joueurs jeunes du Stade). Cela paraît beaucoup mais ça me laisse tout de même le temps de travailler mes cours de 3ème… Si je veux… Le bad est important dans ma vie, mais pour moi c’est comme un autre monde par rapport « à la vie normale », je m’y défoule, j’y retrouve tous mes potes. En plus, avec le groupe du Pôle, on n’est seulement 8, donc on est une vraie équipe, on a créé des liens forts.

A 14 ans, tu as intégré l’équipe de Nationale 3, comment vis-tu cela ?

Au début, j’ai eu peur car je trouvais que j’étais trop jeune et pas assez forte pour intégrer l’équipe. En plus, il y a déjà Elori, Aurianne et Ophélie qui sont plus fortes que moi donc je ne pensais pas avoir ma place, surtout quand je me compare à d’autres filles de mon âge dans la région qui sont bien mieux classées et qui ne sont pas dans des équipes de Nationale. J’avais peur de me faire battre facilement. Mais au final, ça s’est bien passé.

Le jour de la première rencontre de N3, juste avant de rentrer sur le terrain, qu’as-tu ressenti ?

Beaucoup de stress et la peur de perdre le match, mais j’étais aussi très contente. C’était un mélange de tout ça. Au début du match, je tremblais, j’avais peur d’être crispée sur mes coups, mais au fil des points, je me suis détendue et j’ai pris « vachement » de plaisir. C’était super bien ! En plus, en face, les adversaires étaient B, j’avais peur d’être ridicule.

Qu’est-ce que ça change par rapport à l’équipe de Régionale 3 de l’an dernier ?

Cette année, on est très soudé, quand on joue, on se sent encouragé, on sent toute l’équipe derrière nous. Et je préfère la formule de N3 avec une seule rencontre par journée. En R3, tu rencontres plusieurs équipes. Et puis, j’aime l’idée d’avoir un cri de guerre. 🙂 Je me suis sentie bien intégrée, surtout avec le bizutage sous la douche, mais, au départ, j’ai eu un peu de mal à aller vers les autres joueurs. J’avais peur d’être perçue comme quelqu’un de trop jeune et qui vient prendre la place d’une autre joueuse.

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Ton père, Alain, était encore plus tendu que toi sur le bord du terrain. Quand tu joues, c’est plutôt une force ou une pression supplémentaire de savoir que ta famille te regarde ?

Parfois, c’est une pression quand mon père me fait voir qu’il râle quand je rate des points, ou qu’il a peur que je perde quand le match est serré, mais dans l’ensemble, ça m’encourage parce que je sais qu’il est là. Mais franchement, si mes parents n’avaient pas été là, ça n’aurait rien changé à mon match. Je n’y pense pas quand je joue.

Quels objectifs te fixes-tu dans le badminton ?

Je ne me fixe pas spécialement d’objectifs car s’ils ne se réalisent pas, j’ai peur d’être déçue. Donc, je m’entraîne, je joue et on verra bien. Si j’arrive à être dans les meilleures françaises, tant mieux, mais si je n’y arrive pas, bin tant pis. Je vis le bad au jour le jour, je fais les compéts qui se présentent et voilà ! Mon rêve secret, ce serait bien-sûr d’intégrer le Pôle France et faire des tournois internationaux mais je sais que ce n’est qu’un rêve car je n’ai pas du tout le niveau des filles de mon âge de l’équipe de France. Et je ne sais pas si je serai prête à quitter ma vie ici pour aller à Bordeaux.

Que représente le Stade Montois pour toi ?

Je ne sais pas trop comment le définir, mais « c’est un truc que j’adore », c’est comme une famille : je retrouve toujours les mêmes personnes, que je côtoie depuis longtemps et avec lesquelles j’ai des affinités… Et puis, on partage tous la même passion, on se comprend mieux !!!

Merci Romane pour cette première interview très riche. 🙂

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